DNA 11 Novembre 2014

Article DNA du 11/11/2014 par Ch.K.

60 musiciens en totale harmonie

L’harmonie Caecilia 1880 de la Robertsau a attiré la foule (1 800 personnes) dimanche, salle Érasme, lors de son concert d’automne. Des classiques pour orchestres d’harmonie, du jazz et bien d’autres morceaux choisis ont été au programme de cette formation classée en Division d’Honneur.

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Il régnait un air de fête, dimanche, dans le hall du Palais de la Musique et des Congrès, où se pressait le public. Car le concert annuel de la Caecilia, ici, est toujours un événement très couru : « Je viens tous les ans, je ne rate jamais ce moment », confie Pierre, un habitant de la Robertsau. Si les habitants de l’ancien quartier des maraîchers sont nombreux, beaucoup viennent d’ailleurs, car la Caecilia, réputée pour la qualité de ses prestations, rayonne bien au-delà de la Robertsau.

C’est dans une salle Érasme quasi comble que le public a applaudi l’arrivée sur scène des 60 musiciens. Puis sous la baguette d’André Hincker, ces derniers ont enchaîné les transcriptions et arrangements propres aux orchestres d’harmonie.

Particulièrement applaudi fut le Rhapsody in Blue de Gershwin, accompagné au piano par Francis Wirth, ou encore la symphonie Earth, Water, Sun, Wind , de Philip Sparke. Une œuvre de musique descriptive en quatre mouvements, jouée par la Caecilia au concours national en juin 2014, à l’issue duquel l’harmonie a décroché un premier prix en Division d’Honneur.

Une médaille pour André Hincker, l’emblématique chef d’orchestre

Une belle distinction, ce que n’a pas manqué de rappeler Yves Le Tallec, président de la formation. Il a profité de l’occasion pour remettre une médaille d’or à André Hincker, pour 30 ans de direction d’orchestre. Natif de Bischheim, cet ancien directeur des médiathèques de la Ville et de la CUS a dirigé l’harmonie bischheimoise avant de prendre les rênes de la Caecilia, en 1996, la hissant au plus niveau de la musique amateur.

Après ce temps fort, la musique a repris ses droits, le public plébiscitant en deuxième partie la séquence jazz empruntée à Duke Ellington, ou I will follow him avant d’applaudir en cadence, lors du bis, Berliner Luft , la célèbre marche du « père » de l’opérette berlinoise, Paul Lincke. Deux heures de musique, avec au final un public ravi : « C’était super, comme chaque année », conclut Sylvie, de Souffelweyersheim.